Libre marché pour la vente de carburant, il n’y a plus de prix plancher au Québec
Depuis samedi le 7 juin, il n’y a plus de prix plancher pour la vente de diesel et d’essence au Québec.
Le gouvernement Legault dit avoir fait ce choix afin de protéger les intérêts des consommateurs de toutes les régions du Québec, en favorisant un marché plus compétitif des prix du carburant.

« Le précédent mécanisme limitait la concurrence entre les détaillants et, par conséquent, entraînait une hausse des prix », dit le communiqué émis aujourd’hui par le cabinet de la ministre de l’Énergie, Christine Fréchette.
On ajoute qu’à compter du 1er avril 2026, les citoyens pourront être mieux informés de l’évolution des prix. En effet, les commerçants auront l’obligation de transmettre en temps réel tout changement de prix de vente du carburant diesel et de l’essence à la Régie de l’énergie, qui diffusera l’information sur le Web.
Différents rapports de la Régie de l’énergie ont démontré que les marges de profit des revendeurs de carburants avaient augmenté dans plusieurs régions du Québec de 2018 à 2023. Une étude de mai 2024 est venue confirmer les données de la Régie et proposer diverses solutions pour favoriser la concurrence.
« Le fardeau de la preuve appartient maintenant pleinement aux essenceries et aux bannières, dont les marges de profit ont augmenté de façon considérable dans plusieurs régions du Québec au cours des dernières années », plaide Samuel Poulin, député de Beauce-Sud et adjoint parlementaire de la ministre de l’Énergie.
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