L’Ontario met à jour le MELT pour les nouveaux conducteurs de camions
Le ministère des Transports de l’Ontario (MTO) a mis à jour la formation initiale obligatoire (MELT) pour les permis de conduire des camions commerciaux de classe 1.
Le MTO a ordonné aux organisations de programmes de certification des conducteurs et aux fournisseurs de cours de formation professionnelle agréés de clarifier la façon dont ils créent et intègrent les exigences des plans de cours normalisés dans leur programme d’études.
Dans un bulletin, le ministère a indiqué qu’il avait élaboré un nouveau modèle de plan de cours qui répond aux exigences de la norme et qui constituera une ressource supplémentaire pour garantir la cohérence et la qualité.

Le programme d’études actualisé, y compris les plans de cours, doit être soumis à nouveau au ministère des Collèges et Universités (MCU) d’ici le 1er juillet 2025. Dans la province, les écoles de conduite de camions doivent être inscrites en tant que collèges d’enseignement professionnel.
Bien que l’exigence de plans de cours ne soit pas nouvelle et que de nombreux organismes de formation suivent déjà leurs propres plans de cours lorsqu’ils dispensent les programmes du MELT, les écoles professionnelles seront désormais tenues d’incorporer des plans de cours détaillés dans leurs programmes du MELT, a indiqué Charlotte Smaglinski, surintendante des écoles professionnelles.
Évaluation par des experts en la matière
Dans une note adressée aux établissements d’enseignement professionnel agréés, elle a indiqué que ces plans devaient inclure des informations concernant les thèmes des cours, les délais, les ratios instructeur/étudiants, le matériel de formation et les résultats de l’apprentissage.
Les soumissions doivent inclure de nouvelles évaluations des programmes par des spécialistes de l’éducation des adultes et des experts en la matière. Ces évaluateurs doivent attester que, selon eux, les plans sont conformes aux exigences de la norme de formation de classe 1.
«Si les modifications requises ne sont pas soumises à temps, ou si elles ne répondent pas à la norme de formation des conducteurs de poids lourds (classe A), l’agrément de votre programme peut être révoqué de sorte que vous ne puissiez plus offrir ou dispenser le(s) programme(s) en question et/ou qu’il vous soit interdit d’inscrire de nouveaux étudiants», a expliqué Mme Smaglinski.
Le ministère émet un avertissement sur l’application de la loi
Les prestataires de cours peuvent continuer à utiliser leur programme précédemment approuvé en attendant que le MTO ou le MCU approuve à nouveau leur programme mis à jour. Une fois le programme réapprouvé, ils seront tenus de l’utiliser à l’avenir.
Le MTO a averti que les prestataires de cours qui ne soumettent pas leur programme actualisé, y compris les plans de cours, ou qui délivrent des plans de cours non conformes après la période de transition de six mois, peuvent faire l’objet de mesures coercitives de la part des équipes d’audit du ministère.
Le président de Techni-Com, Rolf VanderZwaag, concepteur de programmes de formation et l’un des architectes de MELT en Ontario, a d’abord partagé la nouvelle dans un message sur son réseau professionnel. Il a salué l’action du ministère et espère qu’elle permettra d’éliminer de nombreux mauvais acteurs au cours des six prochains mois.
La décision attire l’appui
«Cela n’élimine pas le fait que les écoles peuvent dire quelque chose et faire autre chose. C’est un début, et cela devient leur vérité», a déclaré M. VanderZwaag.
«Cela pourrait permettre de remédier à la situation actuelle, où une formation adéquate, qui coûte à une école entre 6 000 et 10 000 $, n’est plus proposée pour 3 000 à 3 500 $.»
Philip Fletcher, président du Truck Training Schools Association of Ontario (TTSAO), a appuyé la décision, déclarant qu’il était nécessaire de rafraîchir les connaissances des écoles et de s’assurer que tout le monde était sur la bonne voie.
Les membres du TTSAO envisagent de travailler ensemble
M. Fletcher est en pourparlers avec les membres de l’association pour travailler ensemble sur le plan de cours détaillé. «Cela permettrait au MTO et au MCU de voir que nous sommes tous sur la même longueur d’onde et que nous enseignons le programme de la manière dont il est censé être enseigné», a-t-il souligné.
M. Fletcher a demandé que l’on veille à ce que les écoles se conforment à ce qu’elles disent vouloir faire.
Geoff Wood, vice-président principal de l’Ontario Trucking Association, a affirmé que la décision du ministère est un bon point de départ et qu’elle devrait être suivie d’une application et d’une surveillance accrues.
«Si quelqu’un fait ce qu’il faut, je ne vois pas de problème. Si les gens font des choses qu’ils ne sont pas censés faire ou prennent des raccourcis, ces groupes pourraient avoir des problèmes», a-t-il ajouté.
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