Manac vend des actifs dans l’Ouest canadien
Le fabricant québécois de remorques Manac a vendu deux de ses marques, Peerless et Scona, à l’entreprise saskatchewanaise Doepker.
Par communiqué, l’acheteur dit que cette acquisition stratégique lui permettra de renforcer sa position dans des secteurs d’industrie tels que le pétrole et le gaz, les mines, la foresterie et la construction.

La fabrication des remorques Peerless et Scona sera transférée en Saskatechewan, plutôt qu’à Penticton en Colombie-Btritannique où Manac les assemblait. Les services d’ingénierie et de distribution de pièces demeureront toutefois à Penticton.
« Nos équipes partagent une passion pour le succès de la clientèle, et nous sommes emballés de regrouper ces marques au sein d’une seule et solide compagnie canadienne », a déclaré Bill Schuler, directeur des ventes et du marketing chez Doepker.
Transaction gagnant-gagnant, dit Manac
Dans un échange de courriels avec Transport Routier, le président et chef de la direction de Manac, Charles Dutil, dit estimer que « Doepker est bien situé pour reprendre cette production à même ses installations », ajoutant que « Peerless est une marque à rayonnement régional, dans l’ouest Canadien, pour les segments du transport forestier et spécialisé. »
En fait, les opérations en Colombie-Britannique, moins de 5% du chiffre d’affaires de Manac, étaient devenues une épine dans le pied du fabricant.
« Des modifications récente au zonage industriel de la ville nous plaçaient dans une situation problématique », explique M. Dutil. Après analyse des rendements, des dernières années et de celles à venir, Manac a estimé plus sage de se départir de ces marques destinées à l’Ouest canadien.
Embauches et tarifs douaniers
Au Québec, la situation est mi-figue mi-raisin. Après plusieurs rondes de mises à pied au cours des derniers mois en raison du caractère cyclique de l’industrie, Manac se remet en mode embauche pour certaines gammes de produits.
« L’activité au niveau des produits “à poutres d’acier” (principalement des plateformes) nous place en position d’embaucher des soudeurs », nous dit le PDG de Manac.
Les tarifs douaniers américains demeurent néanmoins une source de préoccupations pour l’entreprise.
Pas que Manac exporte une si grande proportion de ce qu’elle produit au Québec vers les États-Unis : environ 15%. D’autre part, elle dispose d’une usine au Missouri, dont les produits sont exemptés de la « surtaxe Trump » puisqu’ils sont fabriqués aux États-Unis.
C’est plutôt l’incertitude des marchés – et de sa clientèle – dans ce contexte de guerre commerciale qui préoccupe le patron de Manac.
« La menace des tarifs et l’instabilité ralentissent définitivement les décisions d’achat et l’activité économique en général », se désole Charles Dutil.
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