Max-Atlas en lutte contre des importations détournées de remorques chinoises
L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a ouvert une enquête afin de faire la lumière sur des pratiques alléguées de dumping pour la vente de châssis porte-conteneurs.
Max-Atlas International, de Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec, allègue que des composants clés originaires de Chine sont utilisés pour assembler ou compléter ce type de remorques au Vietnam, ce qui permet d’éviter les droits (126,4 %) appliqués aux châssis porte-conteneurs chinois en vertu de la Loi sur les mesures spéciales d’importation (LMSI).

« Le système canadien de recours commerciaux est conçu pour garantir que les produits importés sont vendus à des prix équitables par rapport aux produits nationaux. Le contournement de ces droits compromet ce système et crée des conditions de concurrence inégales pour les entreprises et les travailleurs canadiens », disent les autorités fédérales par voie de communiqué.
Il s’agit de la première enquête anti-contournement du Canada.
L’ASFC prendra une décision d’ici le 23 mai 2025. S’il est établi que les importations contournent les conclusions du Tribunal canadien du commerce extérieur (TCCE), l’ASFC en informera le TCCE qui modifiera ses conclusions afin d’étendre les droits antidumping et compensateurs à ces marchandises.
Le marché canadien des châssis porte-conteneurs est estimé à 140 millions de dollars par an.
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