Mobilité électrique Canada présente son analyse 2025 de l’écosystème des VMLZE
Le Groupe de travail sur les véhicules moyens et lourds de Mobilité électrique Canada (MÉC) a récemment publié les résultats de son analyse de l’écosystème des véhicules moyens et lourds zéro émission (VMLZE), démontrant les actions à entreprendre pour renforcer leur implantation.
«Les VMLZE représentent un levier essentiel pour la décarbonation du secteur des transports au Canada. Bien que les choses progressent, plusieurs barrières systémiques continuent de retarder l’adoption à grande échelle des VMLZE par les flottes de véhicules commerciaux», a indiqué MÉC dans son analyse.
«Ces barrières vont des coûts initiaux et défis de la mise en place d’infrastructures jusqu’aux risques liés au marché et à la préparation de la main-d’œuvre. Grâce à un processus de hiérarchisation des priorités impliquant plusieurs parties prenantes, les principales recommandations gouvernementales suivantes ont été identifiées comme étant les plus efficaces et les plus urgentes pour permettre une transition plus fluide et plus rapide vers des flottes zéro émission.»

L’analyse a démontré plusieurs actions prioritaires qui se basent sur une évaluation des barrières à l’électrification sous quatre piliers : planification, véhicules, infrastructure et opérations. Ces actions prioritaires sont :
Le renforcement de la confiance du marché avec des incitatifs prévisibles et ciblés. Cela implique de permettre de prévoir les incitatifs en fixant des dates claires de début et de fin, et s’assurer que tout changement soit communiqué bien à l’avance pour permettre une planification adéquate, ainsi que de conserver et augmenter les incitatifs pour l’achat de véhicules et la mise en place d’infrastructures, avec un soutien sur mesure pour chaque catégorie de véhicules afin de refléter les différentes voies économiques et de déploiement dans le secteur.
La simplification à l’accès aux incitatifs pour VE et bornes de recharge. Il faudrait pur cela conserver les mesures incitatives à l’achat de véhicules de classe 5 à 8 et simplifier autant que possible la prestation des programmes afin de réduire la charge administrative.
L’amélioration des délais et du soutien pour la mise en place d’infrastructures. Le MÉC conseille de créer une source de financement dédiée aux infrastructures de recharge de VML (sites publics, partagés et de dépôts) en s’assurant que le soutien soit adapté aux besoins techniques et financiers spécifiques du secteur. Il conseille aussi d’accélérer l’examen des demandes et les décisions de financement pour les candidats au Programme d’infrastructure pour les véhicules à émission zéro (PIVEZ) et au Fonds pour le transport en commun à zéro émission (FTCZE) afin d’éviter des retards dans les délais de mise en place des flottes de véhicules.
Le comblement des besoins de main-d’œuvre et des compétences pour l’électrification des flottes. L’analyse indique qu’il faut proposer des programmes de subventions pour la mise à niveau des compétences des techniciens, notamment des formations sur l’entretien des VE et bornes de recharge, sur les logiciels de diagnostic, et sur les protocoles de sécurité. Selon le MÉC, cet investissement aidera à garantir la fiabilité, à réduire les temps d’arrêt, et à permettre des opérations sécuritaires dans l’ensemble du secteur des parcs de véhicules.
Le développement d’une stratégie nationale sur les VMLZE afin d’assurer l’approvisionnement en véhicules. La solution serait de collaborer avec les parties prenantes afin d’établir des objectifs de vente réalistes et progressifs pour les VML neufs (incluant les classes 7 et 8 et les autobus scolaires) reflétant la maturité des technologies.
L’analyse complète est disponible ici.
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