Prévoyez toute éventualité et documentez tout, disent les responsables de l’assurance aux transporteurs
Comment vous préparez-vous à un accident catastrophique impliquant l’un de vos camions? Organisez un exercice simulant une telle situation aux États-Unis.
Mieux encore, faites-le à 2 heures du matin, un samedi, conseille David Goruk, directeur des services de gestion des risques de l’Ontario et de l’Atlantique, T&L, chez Northbridge Assurance.
Les exploitants, ainsi que de la personne qui prendra l’appel, doivent disposer d’un plan écrit, plus précisément d’un processus documenté, pour ces événements, et prévoir une personne de remplacement et une personne de troisième niveau.

Il doit y avoir une responsabilité claire quant à la personne qui parlera au conducteur, a ajouté Jacqueline Caceres, vice-présidente des opérations chez Brownstone Insurance Managers, lors du séminaire de printemps du Fleet Safety Council de Hamilton/Niagara, qui portait sur le coût total du risque et la compréhension de l’assurance. L’organisation d’exercices d’incendie et la collecte de données aident à se préparer à une situation réelle, a-t-elle ajouté.
Si vous êtes un transporteur dont les camions franchissent la frontière américaine, une police d’assurance de 5 millions $ est le strict minimum par véhicule, selon les experts.
Vous lancez les dés en traversant la frontière», a déclaré Scott Cober, chef de pratique national, transport, chez BFL Canada. Le montant de l’assurance nécessaire peut varier en fonction des États traversés.
Mme Caceres a fait remarquer que la menace de verdicts nucléaires, sentences judiciaires ou règlements dépassant 10 millions $, est parfois utilisée pour faire grimper les tarifs.
Quel est le montant d’assurance suffisant?
La détermination du montant de l’assurance nécessaire dépend de l’appétit du transporteur pour le risque. On n’a jamais assez d’assurance, fait remarquer Mme Caceres. «Il n’y a pas de réponse unique, il faut faire une évaluation et voir ce qui est abordable. Il n’y a pas de solution unique.»
M. Cober a conseillé aux clients de souscrire une assurance plus élevée tant qu’ils en ont l’occasion. Cette assurance pourra être réduite ultérieurement en fonction de la situation.
Selon M. Goruk, il est parfois judicieux d’éviter de payer un taux plus élevé en évitant une zone à haut risque. De même, les chargements uniques ou peu fréquents dans une zone à haut risque peuvent ne pas valoir les coûts d’assurance et les retombées en cas d’incident.

La planification et la préparation devraient être le mantra de la prévention des sinistres. Selon M. Cober, les transporteurs devraient montrer ce qu’ils ont fait d’une année sur l’autre pour améliorer la sécurité, ce qui permettrait de faire baisser les taux.
Selon M. Goruk, cela ne devrait pas nécessiter beaucoup de travail si la documentation relative aux conducteurs, à la formation, à l’entretien et aux initiatives en matière de sécurité est correctement mise à jour et maintenue. «Les documents devraient être prêts à l’emploi si le MTO franchit la porte de l’entreprise», a-t-il affirmé.
La documentation est primordiale lorsqu’il s’agit de résoudre ou d’indemniser un sinistre. Le conducteur et le personnel d’appui peuvent avoir changé de compagnie. Selon Mme Caceres, il est important de documenter chaque conversation, car cela facilitera la procédure d’assurance.
Télématique
La télématique joue également un rôle important et les transporteurs n’ont aucune excuse pour ignorer les comportements à risque des conducteurs. Selon M. Cober, les entreprises doivent prêter attention aux données et aux tendances révélées par la télématique.
Il a exhorté les transporteurs à être attentifs aux données disponibles dans les camions. Vous devez savoir où vont ces données et comprendre que les avocats des plaignants les utiliseront contre vous.
Selon M. Goruk, l’outil télématique le plus utilisé lors des demandes d’Indemnisation est la caméra de bord orientée vers l’avant. Les dispositifs d’enregistrement électronique et la géolocalisation font également l’objet d’un examen minutieux.
Il ajoute qu’il est temps d’arrêter de se plaindre et de combler les lacunes des conducteurs qui n’ont pas reçu une formation adéquate dans les écoles de conduite. On leur a peut-être appris à passer l’examen du ministère, mais les assureurs et les transporteurs peuvent combler le manque de connaissances pour la conduite dans le monde réel grâce à une orientation et à une formation complémentaire.
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