Projet de loi déposé à Québec pour abattre les barrières au commerce interprovincial
Le premier ministre du Québec, François Legault, est aujourd’hui en Saskatchewan pour y rencontrer le premier ministre canadien Mark Carney ainsi que ses homologues des autres provinces et territoires. Il a en poche un nouveau projet de loi tout juste déposé à l’Assemblée nationale et visant à favoriser le commerce interprovincial.
Le projet de loi 112 est piloté par ministre délégué à l’Économie, Christopher Skeete, et a été présenté vendredi dernier, le 30 mai. Il fait la promotion du commerce interprovincial et de la mobilité de la main-d’œuvre.
« Le Québec est un acteur ambitieux, qui agit en faveur du libre-échange avec le reste du Canada », peut-on lire dans le communiqué émis par le cabinet du ministre Skeete.

Le gouvernement Legault invoque le climat d’incertitude actuel pour appuyer ce projet de loi destiné à ouvrir davantage le marché intérieur par la libre circulation des marchandises et des travailleurs qualifiés.
« Les consommateurs auront ainsi plus de choix, et les entreprises québécoises pourront bonifier leurs chaînes d’approvisionnement et accéder à un plus grand bassin de main-d’œuvre qualifiée », ajoute le cabinet du ministre délégué à l’Économie.
De cette manière, un produit légalement commercialisé, utilisé ou consommé ailleurs au Canada pourrait être commercialisé, utilisé ou consommé au Québec sans qu’il ait besoin de se conformer à des exigences supplémentaires. On peut s’attendre à ce que François Legault demande la réciprocité des autres provinces face à cette ouverture du marché québécois.
Quant à la main-d’œuvre, Québec dit vouloir réduire les exigences bureaucratiques pour les travailleurs qualifiés qui souhaitent s’établir au Québec, afin de leur permettre d’obtenir plus facilement une accréditation de la part d’un organisme de réglementation d’ici.
Les processus de reconnaissance « permis sur permis » seront aussi plus transparents, clairs et accessibles pour mieux informer les travailleurs désirant venir au Québec, assurent les autorités.
« Notre gouvernement est déterminé à agir pour stimuler le commerce interprovincial. La reconnaissance des produits et la mobilité de la main-d’œuvre sont un pas de plus dans la bonne direction », plaide le ministre Skeete.
Appui de la FCCQ
Dans les minutes ayant suivi le dépôt du projet de loi 112, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a elle aussi émis un communiqué, pour appuyer la démarche du gouvernement québécois.
« On le dit depuis le début de la guerre tarifaire que nos gouvernements doivent utiliser les leviers à leur disposition pour bâtir un marché intérieur plus fort et résilient, notamment en réduisant les barrières au commerce interprovincial », déclare Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.
La FCCQ soutient également la volonté du gouvernement de faciliter la reconnaissance des qualifications des travailleurs en provenance d’autres provinces.
« Avec 119 385 postes vacants au Québec, la rareté de main-d’œuvre est encore aujourd’hui l’enjeu le plus criant des PME partout en région. Toutes les mesures visant à donner accès à davantage de travailleurs à nos entreprises sont bienvenues », peut-on lire dans le communiqué de la FCCQ.
Le regroupement de gens d’affaires demande par ailleurs de lever les restrictions liées à la rétention et au renouvellement de travailleurs étrangers temporaires.
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