Rentrée des classes dans les écoles de mécanique de véhicules lourds
En cette rentrée des classes, les écoles spécialisées dans la formation en mécanique pour véhicules lourds routiers se réjouissent d’accueillir à nouveau un bon nombre d’élèves.
C’est ce que constate Yves Thibert, enseignant en mécanique de véhicules lourds routiers à l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal (EMEMM), qui accueille neuf groupes d’environ 22 élèves de jour et de soir ce trimestre au DEP de mécanique de véhicules lourds routiers.

Si le nombre de groupes ne semble pas impressionnant à première vue, il découle en fait d’une excellente planification par Yves Thibert et les enseignants de l’EMEMM, car l’équipement disponible ne conviendrait pas si le nombre d’étudiants continuait d’augmenter. «Dans la plupart des écoles, on s’arrange pour disposer de l’équipement nécessaire pour le nombre de groupes de jour et de soir et on peut aller jusqu’à 12», explique M. Thibert.
L’école travaille en fonction de cycles selon lesquels un groupe qui termine son cours sera remplacé par un autre, ce qui ne crée pas de période morte dans le DEP.
Des inscriptions partout au Québec
Yves Thibert confirme que les inscriptions pour son programme sont nombreuses et ce phénomène ne se voit pas que dans son école, mais aussi dans le reste du Québec.
La formation est surtout populaires dans les grandes villes de la province. Par exemple, l’EMEMM à Montréal ainsi que le CSS des Navigateurs près de Lévis et le CFP des Portages-de-l’Outaouais affichent des inscriptions complètes pour les groupes commençant en cette période.
S’Il y a beaucoup de demandes pour les inscriptions de classe de jour, moins d’étudiants décident de suivre des cours du soir. «On a vu des diminutions pour les cours de soir parce que les élèves aiment moins ça. Mais de jour, il y en a qui attendent pour entrer.»
L’importance du métier
Yves Thibert ajoute que la meilleure façon d’attirer de nouveaux étudiants, c’est de faire la promotion du programme et même, plus généralement, du métier de mécanicien. L’enseignant s’est lui-même rendu dans les différentes écoles secondaires de la région de Montréal, en plus d’organiser des journées portes ouvertes à l’établissement.
«Ce que l’on veut, c’est de faire connaître ce métier. Comme il y a beaucoup de camions sur la route, plus on va le faire connaître, plus de gens vont s’inscrire et plus on va atténuer la pénurie de mécaniciens», souligne Yves Thibert.
Il estime qu’être mécanicien de véhicules lourds est une excellente option pour un travailleur, que ce soit pour les opportunités de travail ou bien pour les salaires. «Regarde Globocam. S’il veut faire marcher 11 concessions, ça prend des employés. Il y a un engouement pour ça. C’est très alléchant et c’est un beau métier. Les mécaniciens disposent de bons équipements et avantages sociaux, ainsi que de salaires concurrentiels au sein de l’industrie.»
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