RHCC se fait la voix du camionnage au Sommet de la main-d’œuvre de Montréal

Le gouvernement du Canada a organisé, hier à Montréal, le Sommet sur la main-d’œuvre 2024. L’événement avait pour objectif de faire le point sur le marché du travail au pays, abordant des enjeux tels que l’économie numérique, les changements démographiques ou encore les travailleurs étrangers.

Randy Boissonnault, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et des Langues officielles, ainsi que Steven MacKinnon, ministre du Travail, étaient les hôtes de l’événement, en l’absence remarquée des représentants provinciaux, qui ont boycotté la rencontre (voir plus bas).

Des représentants de différents secteurs d’activité ont participé à la rencontre, dont Angela Splinter, PDG de RH Camionnage Canada (RHCC), qui y a discuté des défis de main-d’œuvre auxquels fait face l’industrie du transport par camion.

Angela Splinter et deux autres participants au Sommet de la main-d’œuvre 2024 de Montréal.
Angela Splinter, PDG de RH Camionnage Canada, a discuté avec ses homologues d’autres secteurs d’activité des enjeux de main-d’œuvre qui touchent l’industrie du transport par camion, hier à Montréal. (Photo : RHCC)

« Il est très important que la voix du secteur du camionnage et de la logistique se fasse entendre dans le cadre des conversations portant sur l’avenir du monde du travail au Canada. Notre secteur est, et a toujours été, une composante clé de l’économie du pays », a déclaré Mme Splinter à l’issue de la rencontre.

L’intervention de RHCC s’est concentrée sur son rapport d’étude du marché du travail en camionnage et logistique, qui fait des projections allant jusqu’à 2030.

Cette recherche, basée sur des données probantes, a permis aux participants de mieux comprendre les défis et les opportunités qui se présentent à l’industrie du camionnage, estime Mme Splinter.

Boycott des provinces

Les grands absents de ce Sommet auront été les représentants des gouvernements des provinces et territoires, qui ont en bloc boudé l’événement.

Dans un communiqué conjoint les regroupant tous (à l’exception du Nouveau-Brunswick, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique, présentement en campagne électorale), les représentants des provinces affirment que le Sommet a été planifié unilatéralement par Emploi et Développement social Canada (EDSC) sans consulter les provinces et territoires, qui sont pourtant responsables du développement de la main-d’œuvre.

« Un événement de cette envergure ne devrait pas être organisé sans prendre acte des rôles et responsabilités de chaque gouvernement et de la réduction importante de 625 millions de dollars du financement des Ententes de transfert relatives au marché du travail (ETMT) pour 2024-2025 », disent les provinces.

Elles demandent par ailleurs à Ottawa de reconnaître que « les gouvernements provinciaux et territoriaux sont les mieux placés pour concevoir et mettre en œuvre des programmes relatifs à la formation de la main-d’œuvre et d’augmenter immédiatement le financement des ETMT. »

Les gouvernements provinciaux et territoriaux estiment que les programmes fédéraux ne répondent pas adéquatement aux besoins du marché du travail.

« Il s’agit de dépenses inutiles qui ne tiennent pas compte du succès avéré des programmes financés par les ETMT et mis en œuvre par les provinces et les territoires », affirment-ils.

Selon eux, en 2022-2023, 1,2 million de personnes ont été servies par l’intermédiaire des programmes financés par les ETMT, ce qui a représenté pour le Canada des avantages sociaux de 8 200 $ pour chaque personne aidée, des données qui ont malheureusement été tenues à l’écart du Sommet de Montréal, déplorent les signataires.


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