Selon KPMG, la grande majorité des chefs de direction canadiens envisagent une acquisition

KPMG a recensé que neuf chefs de la direction de grandes entreprises canadiennes sur dix envisagent de faire des acquisitions au cours des trois prochaines années pour stimuler la croissance, tout comme le prévoit trois quarts des PME canadiennes.

Selon le sondage Perspective des chefs de la direction de KPMG International, les chefs de la direction canadiens ont mentionné que les fusions et acquisitions constituaient leur deuxième stratégie de croissance la plus importante pour les trois prochaines années, derrière la croissance interne. 41% d’entre eux ont déclaré qu’ils sont susceptibles de faire des acquisitions qui auront une incidence importante sur leurs activités, et 49% sont susceptibles de faire des opérations qui auront une incidence modérée sur leurs activités. Seulement 9 % sont peu susceptibles de faire une acquisition.

« Les récentes baisses de taux d’intérêt par les banques centrales au Canada et aux États-Unis et la baisse de l’inflation donnent un nouveau souffle au marché des fusions et acquisitions. À mesure que le coût du capital diminue, les investisseurs et les sociétés sont de plus en plus confiants dans leur capacité à réaliser des acquisitions. Nous nous attendons donc à une reprise du volume des transactions. L’année 2025 pourrait même être l’une des années les plus occupées pour les fusions et acquisitions depuis longtemps», affirme John Cho, leader national du groupe Services-conseils transactionnels de KPMG au Canada.

Quant aux PME, elles s’appuient moins sur les fusions et acquisitions en tant que principale stratégie de croissance, mais elles prévoient tout de même conclure des opérations, indique l’enquête Entreprises privées au Canada de KPMG. 34% d’entre elles envisagent des acquisitions importantes, 43% d’entre elles s’attendent à faire des acquisitions ayant une incidence modérée sur leur organisation et 4% d’entre elles cherchent à faire l’objet d’une acquisition.

Le sondage souligne aussi que huit répondants sur dix sont à la recherche d’un investisseur à long terme capable de leur offrir des capitaux patients et des conseils qui les aideront à croître, et 77% des répondants sont à la recherche d’un investissement d’une durée de 10 ans ou plus.

«Les trois quarts des PME nous ont dit qu’elles trouvaient le marché des fusions et acquisitions beaucoup plus complexe qu’il y a cinq ans en raison de la décarbonation, de la croissance de l’IA, des préoccupations relatives à la qualité des données et à la confidentialité et de leur capacité à intégrer ces éléments à leurs systèmes. Cela fait ressortir la nécessité pour les vendeurs de se démarquer et de se positionner sur le marché des fusions et acquisitions et de trouver de nouvelles façons de créer de la valeur et de la démontrer aux investisseurs», a expliqué Neil Blair, associé et président de Financement corporatif KPMG inc.


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