Selon le CPQ, les entreprises du Québec ne savent pas comment commencer leur adoption de l’intelligence artificielle
Dans le cadre de son Forum sur l’intelligence artificielle, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) dévoile aujourd’hui une étude sur l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les entreprises du Québec et du Canada, relevant ainsi les facteurs freinant l’adoption de la technologie.
L’un des constats de l’étude, menée en collaboration avec Google, c’est qu’en 2023, la raison principale faisant obstacle à l’adoption de l’IA dans les entreprises québécoises est le manque d’identification des besoins opérationnels auxquels l’IA répondrait (73 % des répondants).

«Les données démontrent qu’une portion importante d’entreprises est encore dans une phase exploratoire et utilise l’IA à tâtons. Au Québec, on est encore à la base alors que les autres provinces canadiennes sont davantage en mesure d’identifier leurs besoins et leurs objectifs d’affaires », déclare M. Daye Diallo, vice-président des politiques de main-d’œuvre et de l’intelligence économique du CPQ.
L’étude recense qu’en 2023, 34 % des entreprises québécoises ayant adopté l’IA n’étaient pas au courant des types d’usage spécifique qu’elles en font, et que le manque de personnel qualifié (75 %) et le manque de temps (75 %) figurent parmi les principaux freins à l’implantation des technologies numériques chez les entreprises québécoises.
«Plusieurs exemples d’entreprises détaillées dans l’étude comme la STM, Beneva, Métro et le Port de Montréal prouvent que les applications concrètes de l’IA ont apporté des retours d’investissement. C’est encourageant sachant que nous accusons toujours un retard en matière de productivité. Il ne faut pas s’arrêter là et, en ce sens, on espère que cela fera des petits», déclare Mme Norma Kozhaya, vice-présidente à la recherche et économiste en chef du CPQ.
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