Simard Transport réalise le rêve de sa chauffeuse de l’année, Sylvie Lemay

Sylvie Lemay est la première femme à voir son nom gravé sur la plaque récompensant le Chauffeur de l’année Volvo. Cet honneur a été souligné comme il se doit lors du dernier Congrès annuel de l’Association du camionnage du Québec (ACQ). Mais son employeur, Simard Transport, voulait en faire un peu plus.

«On voulait offrir quelque chose à Sylvie. On a pensé lui remettre un trophée, mais elle venait de recevoir une plaque de Volvo», explique Brandon Abraham, directeur, Services partagés et finance chez Simard Transport.

Or, les gens de Simard Transport avaient déjà entendu Sylvie parler de sa passion et de sa fascination pour les camions miniers. Par coïncidence, lors du congrès de l’ACQ précédent, Brandon et des membres de son équipe avaient écouté avec attention Martin Allaire, président de Groupe Allaire à Senneterre, parler de…. transport minier!

Brandon Abraham et Sylvie Lemay
Brandon Abraham et Sylvie Lemay (Photo: Steve Bouchard)

Brandon Abraham poursuit : «Martin fait beaucoup affaire avec des mines. Nous lui avons parlé de notre idée d’offrir à Sylvie un voyage pour aller voir les camions miniers à l’œuvre. Je lui ai demandé si c’était possible d’arranger quelque chose. Dès le lendemain, Martin m’a confirmé que la mine était partante pour accueillir Sylvie.»

«Je trouve extraordinaire le prix du Chauffeur de l’année, et je trouve cela fantastique que Sylvie l’ait remporté», lance Martin Allaire. «C’est le niveau que je demande à mes camionneurs et camionneuses d’atteindre. Quand Brandon m’a contacté pour voir si on pouvait l’aider à concrétiser le rêve de Sylvie, j’ai embarqué là-dedans à 100%.»

Une date fut décidée, soit le 21 juin, et Sylvie a pris la route pour Malartic en Abitibi.

Sylvie a visité l’immense garage destiné à la machinerie, a vu la mine, s’est fait expliquer les opérations et, bien sûr, a vu les camions miniers. Le travail en milieu minier est extrêmement encadré et la sécurité prévaut sous tous les plans, et cela explique en grande partie pourquoi Sylvie n’a pas été autorisée à conduire un des mastodontes. Sa visite était vraiment exceptionnelle, et il n’est pas possible d’en utiliser des photos pour cet article.

Camion minier Caterpillar 410 tonnes
Camion minier de 410 tonnes. (Photo à titre d’exemple. Crédit: Caterpillar)

Petite note en passant. Les personnes qui conduisent les camions miniers ne sont à peu près jamais d’anciens camionneurs routiers. Ce sont des opérateurs spécialement formés par les mines. «Les compétences primordiales, c’est le souci de la sécurité et la vigilance. Avec des charges de 240 tonnes et des angles morts, tu es le gros à travers les petits, et tu n’as pas le droit à l’erreur», explique Martin Allaire.

Sylvie est évidemment très reconnaissante envers son employeur de lui avoir fait vivre cette expérience, qu’elle décrit comme «aussi excitante que de sauter en parachute», ce qu’elle a fait une fois dans sa vie.

«J’ai des obligations ici à Montréal, mais, sinon, peut-être que Brandon m’aurait perdue pour l’Abitibi», lance-t-elle dans un éclat de rire.


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