Transport et entreposage : des augmentations de salaires de 3,4% prévues au Québec en 2025
La firme Normandin Beaudry, spécialisée en services-conseils de rémunération globale, vient de publier les résultats de sa 14e enquête annuelle sur les augmentations salariales. Plus de 750 organisations canadiennes ont contribué à l’édition 2025 de cet exercice.
Les résultats indiquent que les organisations canadiennes réduisent lentement leurs budgets globaux d’augmentations salariales; avec une augmentation moyenne de 3,4 % prévue en 2025.

Dans le secteur précis du transport et de l’entreposage, le Québec est la province où les augmentations anticipées seront les plus élevées, à 3,4%. Seules les entreprises des Territoires du Nord-Ouest paieront plus, avec des hausses prévues de 3,8%.
En Ontario, on prévoit des augmentations de salaires de 3,2% en 2025. C’est en Colombie-Britannique que les hausses anticipées seront les moins marquées, à 2,4%.
« Bien que les pressions économiques et la concurrence pour attirer les talents demeurent, nous commençons à voir un retour progressif aux normes du marché prépandémique alors que les budgets d’augmentations salariales continuent de diminuer pour une deuxième année consécutive », analyse Anna Potvin, associée et cheffe de pratique, Rémunération, chez Normandin Beaudry.
Selon les répondants, les budgets d’augmentations salariales serviront entre autres à faire des ajustements en fonction du marché, à fidéliser les talents qui occupent des fonctions stratégiques et à différencier la rémunération des talents les plus performants.
Parmi les secteurs d’activité où les hausses de salaires les plus élevées sont prévues, on retrouve les hautes technologies (+4,3%); la construction (+3,6%); les services-conseils en technologies de l’information (+3,5%) ainsi que l’énergie, les mines et les métaux, aussi à 3,5%.
À mesure que le marché du travail continue de s’équilibrer et que les pressions inflationnistes s’atténuent, les organisations ressentent moins de pression et adoptent une approche plus prudente dans la gestion de l’enveloppe de rémunération, estiment les auteurs de l’étude.
« Alors que les prévisions moyennes d’augmentations salariales demeurent au-delà de 3%, les organisations prennent en compte leur capacité financière dans leur planification à long terme. Plusieurs cycles de fortes augmentations salariales pourraient ne pas être durables, et les organisations restent prudentes lorsqu’il s’agit d’ajouter des coûts salariaux récurrents supplémentaires dans leur planification », conclut Anna Potvin.
Vous pouvez consulter l’outil interactif qui comprend, entre autres, des ventilations par province, par secteur d’activité, par type d’organisation et par taille d’entreprise en cliquant ici.
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