Travailleurs en lock-out : Béton Provincial a utilisé des «scabs », conclut le ministère du Travail
La CSN, qui représente un groupe de travailleurs en lock-out des installations de Béton Provincial à LaSalle et à Longueuil, dont une quarantaine de camionneurs, se réjouit d’une récente décision relative aux règles lors de conflits de travail.
« Un rapport d’enquête dévoilé aujourd’hui par le ministère du Travail [du Québec] conclut que l’entreprise a utilisé des briseurs de grève, en contravention avec les dispositions du Code du travail », écrit la centrale syndicale par voie de communiqué.
Depuis dix mois, une cinquantaine de travailleurs, dont environ 40 chauffeurs de bétonnières, sont en lock-out.

« Nous sommes confrontés à un employeur qui refuse de négocier depuis des mois et qui n’hésite pas à contourner la loi pour parvenir à ses fins », déplore le président du syndicat, Gilles Marleau.
« Béton Provincial voudrait geler nos salaires pendant quatre ans, mettre fin à notre régime de retraite et charcuter nos assurances. On a été très clairs : cette proposition est inacceptable, que la compagnie vienne s’assoir pour négocier ! », ajoute le leader syndical.
Selon le syndicat, Béton Provincial a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil, soit un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2% en 2028 et 2029.
L’employeur exigerait aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspondrait à 5,5% du salaire gagné, pour la remplacer par une prime de 0,50 $ l’heure travaillée.
Outre les camionneurs, une dizaine de mécaniciens et hommes de cour sont touchés par le conflit de travail.
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