Troisième lien à Québec? Une enquête démontre une baisse de l’achalandage
Les partisans d’un troisième lien pour faire le pont entre Québec et Lévis encaissent un nouveau revers avec la publication des résultats d’une enquête qui démontre que les usagers de la route ont été 6,8% moins nombreux à utiliser ce corridor.
Les chiffres, rendus publics aujourd’hui, proviennent de l’Enquête origine-destination 2023 – Région Québec-Lévis. Celle-ci a été réalisée à l’automne 2023 dans 41 villes et municipalités des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, auprès de 36 893 ménages.

On apprend à partir des données colligées que le nombre quotidien de déplacements effectués sur le territoire selon l’enquête de 2023 est de 2 009 700. Il s’agit d’une diminution de 6,8 % depuis 2017.
Près de la moitié de cette baisse est attribuable à la diminution des déplacements faits pour le travail, explicable par l’essor du télétravail. Le vieillissement de la population y participe également.
Camionnage et sécurité économique
Il convient de mentionner que cette enquête ne visait que les déplacements des particuliers, pas le transport par camion.
«Seuls les déplacements personnels ont été répertoriés : les déplacements de nature commerciale (exemples : camionneur, livreur) n’ont pas été consignés», rappelle le document qui présente les faits saillants de l’enquête.
Or le gouvernement du Québec, tout comme l’Association du camionnage du Québec (ACQ), plaide qu’un nouveau lien routier est nécessaire pour des raisons de sécurité économique.
L’essentiel des camions commerciaux ne peuvent pas emprunter le vieux pont de Québec et, en cas de problème majeur au pont Pierre-Laporte, ces poids lourds seraient forcés de faire d’importants détours pour assurer l’approvisionnement des deux rives du fleuve Saint-Laurent dans cette région du Québec, occasionnant des retards et des coûts supplémentaires.
«La sécurité économique et la planification stratégique des infrastructures de transport sont essentielles pour l’avenir du Québec», avait déclaré en juin 2024 le président-directeur général de l’ACQ, Marc Cadieux, lorsque la ministre des Transports et la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, avait réitéré son intention d’aller de l’avant avec le projet de troisième lien.
«L’ACQ reconnaît l’importance que représente un tel investissement, mais demeure convaincue qu’un gouvernement responsable se doit d’être visionnaire envers l’économie de demain», avait ajouté le porte-parole de l’industrie du camionnage du Québec.
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