Un ex-employé d’un mandataire de la SAAQ accusé d’avoir détourné l’argent des clients
Le Commissaire à la lutte contre la corruption, qui coordonne les enquêtes de l’UPAC, annonce que des accusations criminelles pèsent sur un ex-employé d’un mandataire de la SAAQ, qui aurait utilisé le matériel informatique de la société d’État pour détourner des fonds.
Mohamed-Issa N’Diaye était à l’emploi de la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal-Nord (CCIMN) qui, jusqu’en septembre dernier, gérait un point de service de la SAAQ sur le boulevard Léger dans le nord de la métropole.

Les accusations portées sont «fraude de plus de 5 000 $» et «utilisation non autorisée d’un ordinateur», afin de commettre ces fraudes. Les faits reprochés se seraient produits entre mars et septembre 2024.
«Alors qu’il était employé de la Chambre de commerce et d’industrie de Montréal-Nord, qui était alors mandataire de la SAAQ et qui agissait à titre de point de service, M. N’Diaye a utilisé ses accès informatiques afin de détourner des sommes d’argent provenant de clients de la SAAQ à des fins personnelles», explique le porte-parole du CLCC, Mathieu Galarneau, en entrevue à Transport Routier.
Le modus operandi détaillé ne peut être dévoilé pour l’instant puisqu’il doit d’abord l’être devant la Cour.
«Mais je peux vous dire qu’on estime la fraude à environ 36 000 $», précise M. Galarneau.
L’homme ne serait pas connu des autorités policières. Il doit comparaître le 10 février au palais de justice de Montréal.
Ce processus judiciaire fait suite à des enquêtes menées à l’interne par la SAAQ après que de premiers drapeaux rouges faisant état de possibles malversations soient apparus à cet établissement de Montréal-Nord.
La SAAQ a fermé ce point de service en septembre 2024, disant que le lien de confiance avait été rompu avec l’exploitant.
Le CLCC est un corps de police spécialisé dont la mission est d’assurer, pour l’État, la coordination des actions de prévention et de lutte contre la corruption dans le secteur public. Pour ce faire, il dirige et coordonne les équipes d’enquête et de vérification désignées par le gouvernement qui forment l’Unité permanente anticorruption (UPAC).
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