Un rapport de l’OTRM confirme que le camionnage progresse en efficacité énergétique
Malgré les grands progrès réalisés au cours des 20 dernières années en matière de réduction des matières particulaires, des oxydes d’azote et des GES, le secteur du camionnage continue à être pointé du doigt comme étant un grand pollueur. Or, un récent rapport de l’Observatoire sur le transport routier des marchandises (OTRM) de l’Université Laval, en partenariat avec la Fondation pour la formation en transport routier, met en lumière des données qui démontrent que l’industrie a déjà fait des gains notables en efficacité énergétique.
Les poids lourds émettent 5,2 % des GES du Canada
Le rapport souligne que, selon les plus récentes données d’Environnement et Changement climatique Canada (mars 2025), le secteur des transports (aérien, routier, ferroviaire, maritime et autres) représente 28 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Canada, soit 196 mégatonnes d’équivalent CO₂ (Mt CO₂e) sur un total national de 708 Mt.
Le transport routier, toutes catégories confondues, est responsable de 61 % des émissions du secteur des transports, soit 120 Mt CO₂e. Et parmi celles-ci, les véhicules lourds à moteur diesel représentent 37 Mt, ce qui équivaut à 5,2 % des émissions de GES de tout le pays. À titre de comparaison, les camions légers à essence en émettent 53 Mt, mais répartis sur un parc beaucoup plus large et sur de plus courtes distances.

Du côté québécois, la situation présente des particularités intéressantes. Le rapport État de l’énergie au Québec 2025, produit par la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal, permet d’observer des tendances marquées dans l’évolution du parc de véhicules pour le transport des marchandises entre 1990 et 2022. Sur cette période de 32 ans :
-le nombre de camions légers a augmenté de 346 %.
-le nombre de camions de poids moyen a augmenté de 148 %.
-les camions lourds ont, quant à eux, connu une hausse plus modérée de 41 %.
Mais le chiffre à retenir : les camions lourds québécois parcourent aujourd’hui 94 000 km par année en moyenne, soit une hausse de 77 % depuis 1990. Malgré cela, ils ne représentaient que 8,5 % des émissions de GES du Québec en 2022 — un pourcentage plus élevé que la moyenne canadienne, mais qui témoigne aussi d’un certain contrôle sur les impacts environnementaux.
Des gains réels
Les chiffres montrent aussi que les efforts déployés par l’industrie en matière de consommation de carburant ont porté leurs fruits.
En 2022 :
-Les camions de poids moyens consommaient en moyenne 18,8 l/100 km, une amélioration de 32 % depuis 1990.
-Les camions lourds affichaient une consommation moyenne de 27,1 l/100 km, en baisse de 36 % sur la même période.
Les données pancanadiennes confirment également cette tendance. Selon Ressources naturelles Canada, entre 2000 et 2021 :
L’intensité énergétique des camions lourds (mesurée en mégajoules par tonne-kilomètre) a diminué de 16,2 %, passant de 2,02 MJ/Tkm à 1,69 MJ/Tkm.
Dans le même temps, les émissions de GES par tonne-kilomètre ont baissé de 16 %.
Ces chiffres signifient que chaque tonne transportée est aujourd’hui moins énergivore et moins émettrice qu’il y a 20 ans.
Le rapport conclut que «ces résultats confirment la réussite des efforts constants de l’industrie à améliorer son efficacité énergétique».
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Je ne sais comment ils arrivent à ces chiffres,
C’est de la foutaise, 27.1 l/100 km
Soit 10 milles au gallon en moyenne,
Impossible,
Les camions polluent moins c’est vrai,
Mais la consommation?????
Claude