Un sondage de l’ACQ confirme l’importance des travailleurs étrangers temporaires pour l’industrie

L’Association du camionnage du Québec (ACQ) a sondé un panel de 25 entreprises de transport, qui représentent un total de 6 362 salariés. Il s’avère que les transporteurs partagent les préoccupations de leur association quant à l’accessibilité à la main-d’œuvre essentielle que représentent les travailleurs étrangers temporaires (TET).

Les entreprises sondées comptent dans leurs rangs 244 TET, dont 69 (28%) qui ne pourront pas être renouvelés à cause des mesures de resserrement gouvernementales.

Chauffeur au teint basané au volant de son camion
(Photo : Volvo Trucks)

Même si ces TET pouvaient demeurer en poste, ce serait tout de même insuffisant. Le sondage nous apprend en effet que les répondants déclarent avoir besoin de combler 315 postes supplémentaire pour assurer la continuité de leurs activités (166 chauffeurs et 149 postes connexes).

Cela représente 5% de l’effectif total des transporteurs interrogés.

Durée des permis, quotas, salaires et conjoint(e)s

Parmi les enjeux qui préoccupent le plus les transporteurs qui emploient des TET, on retrouve la durée du permis de travail fermé (29%); la hausse du salaire médian (26%); le quota de 10% (22%), les changements au traitement simplifié – Permis ouvert pour le/la conjoint(e) (13%) et 10% qui évoquent d’autres enjeux.

D’autre part, les tracasseries administratives liées aux TET compliqueraient leur recrutement. Et lorsque les entreprises de camionnage ont investi pour les former, les franciser et les intégrer, elles courent le risque de les perdre parce que les règles du jeu sur les permis de travail sont modifiées en cours de route.

« Il y a urgence à rendre au transport routier de marchandises les ressources nécessaires pour assurer la continuité de ses activités qui font partie intégrante de la chaîne d’approvisionnement et garantissent la souveraineté économique et industrielle du pays », a déclaré l’ACQ dans un communiqué publié récemment, alors qu’elle enjoignait le gouvernement du Québec à faire preuve de « davantage de courage politique au niveau fédéral ».


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