UPS vise la carboneutralité avec des stratégies à faible émission et l’électrification
UPS s’est fixé pour objectif d’atteindre une carboneutralité de 100% d’ici 2050, en s’appuyant sur un mélange de carburants alternatifs, l’électrification de la flotte et l’efficacité opérationnelle pour atteindre ses objectifs de développement durable.

Le plan comprend des étapes comme l’utilisation de 40% de carburants alternatifs dans les opérations au sol d’ici 2025, l’approvisionnement de 25% de ses installations en énergie renouvelable d’ici 2025 et la réduction de moitié des émissions de CO2 par colis livré d’ici 2035, a affirmé Gordon Reed, directeur de l’ingénierie industrielle d’UPS.
«Nous essayons d’être meilleurs», a-t-il déclaré lors du sixième Smart Freight Symposium sur le transport durable. «Nous voulons vraiment être un partenaire responsable et, très franchement, tous mes concurrents le veulent aussi. Ils ont tous le même message. Nous le faisons tous de manière différente. Ce qu’il faut retenir, c’est que la technologie existe. Nous devons l’utiliser. Nous voulons l’utiliser en tant qu’organisation. Nous essayons d’être socialement et économiquement responsables.»
Progrès et impact de l’électrification
UPS exploite actuellement une vingtaine de véhicules électriques de transport de colis au Canada et prévoit d’augmenter ce nombre au début de l’année 2025. Des véhicules supplémentaires ont déjà été commandés. L’entreprise a également converti plusieurs véhicules de manœuvre en modèles électriques.
La transition dans la cour et sur la route a non seulement entraîné une «énorme réduction» des émissions de carbone, mais a également contribué à améliorer la satisfaction des employés.
«Nos conducteurs se battent pour savoir qui aura les véhicules électriques», a indiqué M. Reed. «Le conducteur qui passait huit ou dix heures par jour à subir les vibrations des camions au diesel bénéficie maintenant d’un moteur électrique doux. L’impact a été énorme.»
Cependant, l’électrification s’accompagne de certains défis, notamment en raison de la longue durée de vie des véhicules diesel existants. «Un véhicule a une durée de vie de 10 ans», a expliqué M. Reed. «Le plus grand cauchemar pour moi, c’est de devoir commander un nouveau véhicule diesel aujourd’hui et qu’il faudra dix ans avant que je puisse le remplacer.»
C’est là que les carburants alternatifs entrent en jeu.
Des stratégies diversifiées en matière de carburants
Le «laboratoire roulant» d’UPS, une flotte de véhicules à carburant alternatif et à technologies avancées, comprend environ 18 000 véhicules dans le monde pourvu d’options adaptées à des besoins opérationnels spécifiques.
La compagnie utilise des véhicules au gaz naturel comprimé (GNC) et des véhicules hybrides pour les opérations suburbaines d’une autonomie moyenne de 160 km, des camions au gaz naturel liquéfié (GNL) et au gaz naturel renouvelable (GNR) pour les itinéraires régionaux couvrant 650-965 km et des véhicules électriques et à l’éthanol pour les centres-villes affichant une autonomie inférieure à 95 km.
Avantages du GNR
Selon M. Reed, le GNR est particulièrement important parce qu’il permet de réduire considérablement les émissions de CO2 sans modifier les véhicules au gaz naturel existants.
«Le GNR est un excellent exemple. Notre principal défi est d’obtenir un approvisionnement suffisant, mais au cours des prochaines années, beaucoup plus de produits arriveront sur le marché», a-t-il souligné. «En Californie, nous avons vraiment vu comment le GNR peut être utilisé pour faire passer notre flotte à une faible teneur en carbone, et nous avons pu réduire nos émissions de carbone de 169% au cours des cinq dernières années. Cela a permis de déplacer 4,34 millions de tonnes de CO2, ce qui équivaut à retirer de la circulation près d’un million de voitures à essence par an.»
Au-delà des carburants alternatifs, UPS continue d’optimiser ses opérations pour réduire les émissions. M. Reed a mis en avant des stratégies telles que la réduction de la marche au ralenti, la conception d’itinéraires évitant les virages à gauche et l’exploitation des données pour améliorer l’efficacité des conducteurs.
Il a également souligné l’importance des financements et des mesures incitatives du gouvernement, tant au niveau provincial que fédéral, en indiquant qu’UPS avait obtenu 2,2 millions $ de financement dans le cadre du programme du gouvernement canadien d’Incitatifs pour les véhicules moyens et lourds zéro émission (iVMLZE), afin de soutenir les objectifs d’électrification des flottes.
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