Vote de grève au port de Montréal, Trudeau sommé de ne pas s’immiscer dans le conflit

Les membres du Syndicat des débardeurs du port de Montréal ont rejeté la dernière offre globale patronale à 99,63 % et ont voté pour se doter de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève dans une proportion de 97,88 %.

1083 des 1197 membres du syndicat ont exercé leurs droits de vote, soit un taux de participation de 90,33 %, précise le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) qui les représente.

Camions aux barrières du terminal Termont du port de Montréal
(Photo : Termont)

Rappelons que les débardeurs du port de Montréal sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2023. Les parties sont en médiation aujourd’hui, jeudi 26 septembre, «afin de poursuivre leurs efforts pour arriver à une entente satisfaisante», ajoute le syndicat par voie de communiqué.

Les négociations achoppent essentiellement sur des questions salariales et d’équilibre travail-vie personnelle.

Ottawa doit rester à l’écart des négociations, dit le syndicat

Le SCFP a émis plus tôt aujourd’hui un communiqué dans lequel elle somme le gouvernement Trudeau de ne pas se mêler de la négociation.

« Le SCFP demande au gouvernement fédéral de ne pas céder aux pressions des PDG et de leurs acolytes conservateurs, et de ne pas intervenir dans les négociations au Port de Montréal », dit d’entrée de jeu le syndicat.

Selon les représentants des travailleurs, le gouvernement Trudeau n’aurait jamais dû forcer l’arbitrage et le retour au travail lors de la dernière ronde de négociations, en 2021.

« Par conséquent, aucune des principales questions en litige n’a été réglée et toutes ces questions resurgissent aujourd’hui », ajoutent les instances nationales du SCFP.

Pour le président national du SCFP Mark Hancock, les interventions du fédéral nuisent plus à la paix sociale qu’elles la facilitent.

« Notre message au gouvernement Trudeau est simple : “Restez à l’écart. Laissez les parties négocier une entente équitable. Et ne pensez même pas à bafouer le droit de nos membres, garanti par la Charte, à la négociation collective libre et équitable ” », ajoute M. Hancock, citant une décision de la Cour suprême du Canada.


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