Vote de grève chez DHL Express, plus de 600 camionneurs pourraient être touchés dès le 8 juin

Les travailleurs de DHL Express Canada, représentés par le syndicat Unifor, ont voté à 97% samedi le 10 mai pour se doter d’un mandat de grève.

Unifor représente plus de 2 000 travailleurs de l’entreprise de livraison de colis à travers le pays. Plus de 600, dont environ 80 du Québec, sont des routiers autonomes qui détiennent leur propre camion, en plus des chauffeurs de compagnie salariés.

Camion porteur DHL Express vu de côté sur route
(Photo : Groupe CNW/Unifor)

Des modifications envisagées à la méthode de rémunération des routiers autonomes auraient un impact négatif sur leur revenu.

« Les chauffeurs-propriétaire veulent pouvoir se concentrer sur l’acheminement des colis du point A au point B sans avoir à s’inquiéter de la réduction de leurs itinéraires et de leur capacité à faire face à l’augmentation du coût de la vie », estime Lana Payne, présidente nationale d’Unifor.

Les négociations entre le syndicat et l’employeur ont été entamées en septembre 2024 et, jusqu’à maintenant, les deux parties ont passé 25 jours à la table de négociations, manifestement sans succès.

Outre les salaires, les conditions de travail font l’objet de litiges. Des choses aussi essentielles que l’accès à des toilettes propres et sécuritaires pour les chauffeurs sur la route figurent parmi les demandes de respect formulées par le syndicat.

Possibilité de grève ou de lock-out le 8 juin

DHL Express Canada a déposé une demande de conciliation, plaçant chaque partie en situation de grève ou de lock-out légal à compter du 8 juin 2025, souligne le syndicat.

«Le niveau de confrontation à DHL est sans précédent», a indiqué Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor.

«Nos membres sont poussés à bout alors que l’entreprise affiche des bénéfices records. Le message est clair : les travailleuses et travailleurs ne céderont pas. Au Québec et ailleurs au pays, nous serons à leurs côtés pour exiger le respect et les conditions de travail qu’ils méritent.»

La migration de postes salariés à temps plein vers des postes à temps partiel est une autre pomme de discorde entre les parties.

La prochaine ronde de négociations nationales est prévue du 1er au 8 juin à Toronto.


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