Windrose lance le premier camion électrique à cabine couchette d’Amérique du Nord

Windrose Technology vient de procéder au lancement du premier camion électrique de classe 8 à cabine couchette d’Amérique du Nord. Puisqu’il dispose d’un rayon d’action de 670 km (420 milles), le fabricant a jugé pertinent de réserver un espace au chauffeur pour qu’il puisse y prendre du repos.

Il est d’abord destiné au marché américain mais, dans un échange de courriels avec Transport Routier, le porte-parole Michael Miller précise que le constructeur vise également le marché canadien, bien qu’aucune date de lancement pour le Canada ne soit encore prévue.

Camion électrique Windrose avec remorque, vu de côté
(Photo : Windrose Technology)

Le déploiement aux États-Unis se fera en partenariat avec le transporteur JoyRide Logistics, de Phoenix en Arizona, ainsi que la firme EO Charging, spécialisée en solutions de recharge comme son nom l’indique.

Les premières unités du modèle baptisé R700 prendront la route en Arizona, en Californie et au Nevada avant de s’étendre à l’ensemble du marché américain.

« Ceci n’est pas qu’un prototype ou une vague promesse, il s’agit d’un camion électrique de longue distance entièrement opérationnel, prêt à transporter de la marchandise dès aujourd’hui », a déclaré Wen Han, président et fondateur de Windrose, ajoutant que la technologie a été validée sur les marchés mondiaux avant d’être proposée au marché nord-américain.

Vue de la cabine couchette d’un camion électrique Windrose
L’espace couchette permet au chauffeur de prendre du repos. (Photo : Windrose Technology)

Selon le choix du client, les camions sont dotés de batteries lithium-fer-phosphate (LFP) ou nickel-manganèse-cobalt (NMC), de plus de 700 kWh dans les deux cas. Le poids est maintenu sous la barre des 26 000 livres.

« On parle d’économies de carburant, d’entretien réduit et d’une flotte prête pour le futur sur laquelle nos clients peuvent compter. Nous voulons faire de la logistique électrique quelque chose d’efficace, pouvant être déployé à grande échelle, en plus d’être cool », a pour sa part déclaré Adis Danan, président de JoyRide Logistics.

Vue du poste de conduite central d’un camion électrique Windrose
Le poste de conduite est en position centrale. (Photo : Windrose Technology)

Une usine en Amérique du Nord pour éviter les tarifs

Bien qu’elle soit basée à Antwerp en Belgique, Windrose est à l’origine une compagnie chinoise. Ses camions électriques sont déjà en opération en Asie, en Europe, en Océanie, et maintenant en Amérique du Nord.

Le fondateur de l’entreprise ayant fait ses études à la prestigieuse université Stanford de Californie, il est bien au fait des particularités du marché américain lorsqu’il est question de véhicules chinois.

Pour éviter les tarifs douaniers de plus de 100% imposés par l’administration Trump (et ceux de 100% que le Canada impose aux véhicules chinois), Windrose compte bâtir une usine aux États-Unis (Savannah en Géorgie est évoquée) et ainsi produire des camions considérés comme locaux, comme c’est le cas pour BYD qui assemble ses camions électriques américains en Californie.

« Nous sommes présentement en actives discussions pour établir une usine de production en Amérique du Nord », confirme le porte-parole de Windrose à Transport Routier.


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  • Pourquoi ne pas inviter les fabricants chinois à s’installer au Canada avec des camions électriques?
    Les USA contrôlent le camionnage Canadien à 100%…
    Pouvons-nous faire mieux et plus, à long terme